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Le Chateau du Nideck
Introduction


Un site accidenté, une cascade, des châteaux forts en ruine, autant d'éléments propres à alimenter le fonds légendaire Alsacien (Dessin de Naeher- 1890)

Il s’agit en fait de deux châteaux nettement distincts qui sont le résultat d'un partage familial dont une charte datant de 1336 serait le seul témoignage.

Les deux châteaux du site occupent l’extrémité d’une crête de 534 rnètres d’altitude qui domine la vallée de la Hasel.




L'histoire du chateau


La première mention du château date du 17 avril 1264, elle mentionne le sire BOURCKARD burgrave de Nideck.
En 1336 Nideck est un fief de l ‘Evêque de Strasbourg aux mains des Landgraves de Basse Alsace.
En 1373 il est à la solde des bourgeois de Strasbourg.
En 1380 il sert à rançonner les bourgeois de Strasbourg.
En 1393 la ville de Strasbourg intervient auprès de l’évêque Frédéric de Bankenheim pour que soit restituée à ses bourgeois leur part de château. La même année est conclue une paix entre écuyers et chevaliers.

En 1422 une nouvelle paix prévoit les règles de cohabitation, d'approvisionnement et d'armement.
En 1448 pendant la guerre de Wasselonne (Strasbourg combat le comte de Fénétrange pour le punir de l'aide qu’il a apportée aux Armagnacs). Le château du Nideck, bastion du comte, est assiégé et pris.
Entre 1450 et 1454 1a ville d’Obernai s’empare du château où s'était réfugié un de ses anciens Stettmeister rebelle.
En 1454 Louis de Lichtenberg prend le château à André Wirich allié du comte de Linange.

La famille de Müllenheim entre en possession d'une moitié du château à la suite d'un partage et le gardera jusqu'en 1509.

En 1636 un grand incendie entraîne la destruction définitive du château.




L'accès au site


L’ O.N.F est propriétaire du site du Nideck, sur OBERHASLACH canton de Molsheim Bas-Rhin.
Accès par le chemin pédestre reliant Anlagen et le château de Ringelsberg.




Le site du chateau


Fortifications gallo-romaines Ringelberg-Stein
A une altitude de 611 m, cette enceinte ovale, d'une soixantaine de mètres de grand axe, appareillée en pierres sèches et longtemps attribuée à l'époque gallo-romaine date probablement du haut Moyen Age. Peut-être s'agit-il du site primitif du château voisin le Grand Ringelstein. Les fossés logent une carrière de bossage du début du XIIIe siècle ayant servi à la construction du Grand Ringelstein.

Lieudit Hohenstein, Accès par la D 218 vers Wangenbourg; 600 m après la sortie d’ 0berhaslach, chemin forestier carrossable sur la droite ; au premier carrefour reprendre sur la droite.

Ruines du château de Hohenstein.
Le site est un éperon barré à une altitude de 640 m ; du château il reste peu de chose : on distingue le moignon déparementé du donjon qui protégeait le logis en enfilade. Entre le fossé qui sépare le site de la montagne du Grand Ringelsberg et le donjon s'étend la basse-cour. La construction est typique du début du XIIIème siècle compte tenu du site et du plan de l'ensemble. Le château est bâti par la famille de Hohenstein; l'évêque de Strasbourg est l’un des copropriétaires à la fin du XIIIe siècle. L'évêque Berthold de Bucheck est retenu prisonnier au château en 1337 par Rodolphe de Hohenstein; l'évêque à sa libération, prend le château qui ne se relèvera plus de ses ruines.

Accès aisé en 10 min de marche à partir de la maison Forestière du Nideck sur la D218 reliant Oherhaslach à Wangenbourg.

Ruines du château Nideck.
Il s'agit de deux châteaux distincts qui s'élèvent à flanc de montagne, à une altitude de 534 m. Celui du haut présente un fossé et un mur-bouclier à l'attaque. Son habitat très réduit est mal conservé. Celui du bas montre un donjon carré qui protège un logis exigu. Cet établissement bas date du milieu du XIII` siècle, alors que l'autre semble plus tardif, du début du XIVème.

Fief de l'évêque de Strasbourg, le Château du Nideck est confié au landgrave de basse Alsace puis à plusieurs familles. Deux paix castrales illustrent les rivalités des différents occupants. En 1636 un incendie détruit les bâtiments qui semblent délaissés par la suite.

Une plaque commémorative célèbre le poète romantique Von Chamisso (mort en 1838) qui magnifie la légende des géants du Nideck. A peu de distance on admirera la cascade du Nideck.

Accès par chemin forestier carossable après avoir dépassé le Hohenstein (cf. Hohenstein); sentier à partir d’Anlagen en passant par le petit Ringelsberg.

Ruines du château Ringelsbourg.
Ce site de sommet à une altitude de 644 m, encore appelé Grand Ringelstein, est couronné de deux énormes rochers de grès. Une enceinte polygonale protège les constructions basses qui s'y adossent et le rocher où se dresse le haut château. La courtine basse, en pierres à bosse régulièrement litées, peut être datée du début du XIIIème siècle de même que les parties hautes qui présentent un donjon pentagonal à l'attaque vers le nord, et un logis à cheval sur les rochers. Une faille rocheuse a été mise à profit pour la construction d'une citerne. Cette propriété des Eguisheim est citée dès le milieu du XIIème siècle. Après l'extinction de la famille, elle passe à l'évêque de Strasbourg. Repaire de chevaliers brigands, il est détruit en 1470 par le comte palatin sans avoir jamais été adapté aux armes à feu.




La légende du Nideck


Charlotte Engelhardt-Schweighaeuser (1781 - 1864) recueillit la légende de la bouche d'un garde forestier. Elle en fit un poème en alsacien.
Grimm lors de son passage en Alsace en 1814 le transcrivit en prose allemande et l'inséra plus tard dans ses "Contes Allemands".
Plus tard Chamisso en fit un poème allemand qui devint célèbre:

la légende de la Fille du géant
Un château fort élevait autrefois sa tour hardie au milieu des grands bois.
Il abritait, nous raconte la fable.
De fiers géants, de race redoutable.
Or, il advint que l’enfant du Seigneur, fillette blonde à l’oeil d'azur rêveur,
Vit en jouant une poterne ouverte et s’élança dans la campagne verte.
Quel monde neuf, que de choses à voir, maisons, clochers, ruisseaux, vergers
et vignes, prés, champs dorés,croissant partout leur ligne.
Mais en s’avançant ainsi par le vallon, l’enfant joyeuse vit dans les sillons
un laboureur dont la charrue agile d'un soc aigu perce le sol fertile.
Quel beau jouet !
Et s'emparant de tout jusqu'au jouet, dans sa tunique elle met sa trouvaille,
de ses deux mains la serrant à la taille, sans s’émouvoir trop des cris du rustaud.
En quelques bonds, la fillette est en haut, portant toujours sa charge singulière, dans les replis de l’étoffe légère.
Vois père, vois ce que j'ai pris là-bas.
Qu'est-ce ?
Bien sûr, tu ne devines pas, dit-elle, encore de l’aventure émue.
Quoi, fait le père, un jouet qui remue ?
Mais c'est vivant. répond-elle, oh ! vois, vois et dans sa joie, elle étale à la fois,
riant toujours comme on rit à son âge, le villageois tremblant; et son attelage.
Qu’as·tu fait là mon enfant, à l’heure il faut sortir cela de ma demeure, respectons
le travailleur austère qui nous nourrit en cultivant la terre. Sans lui, crois-moi,
nous n'aurions ni pain doré, ni tissu vaporeux, et notre race puise ses forces
et sève dans ses sueurs, son travail sans trêve.


Die Riesenfräulein
Burg Nideck ist im Elsaβ der Sage wohl bekannt,
Die hohe, wo vor zeiten die Burg der Riesen stand;
Sie selbst ist nun zerfallen, die Statte wüst und leer,
Du fragest nach den Riesen, du findest sie nicht mehr
Einst kam das Riesenfräulein aus jener Burg hervor,
Erging sich sonder Wartung und spielend vor dem Tor,
Und stieg hinab den Abhang bis in das Tal hinein,
Neugierig zu erkunden, wie’s unten mochte sein.
Mit wen’gen raschen Schritten durchkreuzte sied en Wald,
Erreichte gegen Haslach das Land der Menschen bald,
Und Städte dort und Dörfer das bestelle Feld,
Erschienen ihren Augen gar eine fremde Welt.
Wie jetzt zu ihren Fußen sie spähend nieder schaut,
Bemerkt sie einen Bauer, der seinen Acker baut;
Es kriecht das kleine Wesen einher so sonderbar,
Es glitzert in der Sonne der Pflug so blank und klar.
„ Ei! Artig Spielding ! ” ruft sie „das nehm’ich mit nach Haus.”
Sie knieet nieder, spreitet behend ihr Tüchlein aus,
Und feget mit den Händen, was da sic alles regt,
Zu Haufen in das Tüchlein, das sie zusammenschlagt.
Und eilt mit freud’gen Sprüngen, man weiβ wie Kinder sind,
Zur Burg hinan und suchet den Vater auf geschwind:
„Ei Vater, lieber Vater, ein Spielding wunderschön!
So allerliebstes sah ich noch nie auf unsern Höh’n.”
Der Alte saβ am Tische und trank den kühlen Wein,
Er schaut sie an behaglich, er fragt das Töchterlein:
„Was Zappliges bringst! Du in deinem Tuch herbei?
Du hupfest ja vor Freuden; laβ sehen, was es sei! ”
Sie spreitet aus das Tüchlein und fängt behutsam an,
Den Bauer aufzustellen, den Pflug und das Gespann,
Wie alles auf dem Tische so zierlich aufgebaut,
So klatscht sie in die Hände und springt und jubelt laut.
Der Alte wird gar ernsthaft und wiegt sein Haupt und spricht:
„Was hast du angerichtet? Das ist kein Spielzug nicht!
Wo du es hergenommen, da trag es wieder hin,
Der Bauer ist kein Spielzug, was kommt dir in den Sinn!
Sollst gleich und ohne Murren erfüllen mein Gebot,
Denn, wäre nicht der Bauer, so hattest du kein Brot;
Es priest der Stamm der Riesen aus Bauernmark hervor,
Der Bauer ist kein Spielzeug, da sei uns Gott davor! ”
Burg Nideck ist im Elsaβ der Sage wohl bekannt,
Die Hohe, wo vor Zeiten die Burg der Riesen stand,
Sie selbst ist nun zerfallen, die Statte wüst und leer,
Und fragst du nach den Riesen, du findest sie nicht mehr.





Une autre légende


Une autre légende fait part de la guérison par Saint Florent de l'enfant aveugle du Roi Dagobert qui résidait au proche village de Kirscheim. En reconnaissance, le Roi offrit au pieux Ermite les terres dont il pourrait faire le tour à dos d'âne en une journée.


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